Expliquer l'Intuition ?

jung JUNG : la psychologie des profondeurs
Le célèbre psychanalyste Jung fut le premier à semer le trouble dans les esprits cartésiens. Pour lui, seul l'inconscient est stable dans sa continuité, ce que l'on ne pourrait prétendre du conscient :

La conscience n'est pas continue. On parle, il est vrai de la continuité de la conscience; mais, en réalité cette continuité n'existe pas et l'impression qu'on en ressent n'est que l'oeuvre du souvenir. La conscience est intermittente, interrompue. Si on fait la somme des phases conscientes d'une vie humaine, on arrive à la moitié ou aux deux tiers de sa durée totale, le reste étant fait de vie inconsciente : durant la nuit on est la proie du sommeil et durant la journée nombreuses aussi sont les heures où l'on n'est conscient qu'à moitié ou aux trois quarts. Il n'y a au fond que peu de moments où l'on soit réellement conscient, où la conscience atteigne un certain niveau et une certaine intensité ... L'inconscient, en revanche, est un état constant, durable, qui, dans son essence, se perpétue semblable à lui-même... Tandis que nous écoutons, parlons, lisons, notre inconscient continue de fonctionner, quoique nous n'en remarquions rien... On peut montrer que l'inconscient tisse perpétuellement un vaste rêve qui, imperturbable, va son chemin au-dessous de la conscience, parfois émergeant la nuit en un songe, ou causant dans la journée de singulières petites perturbations. Certaines personnes, douées d'une forte intuition et de la faculté de percevoir leurs processus intérieurs, ou au moins de les pressentir, racontent pouvoir aussi observer des fragments de ce rêve à l'état de veille, sous forme d'idées soudaines, d'imaginations "

Si Jung reconnait que la conscience est localisée dans les hémisphères cérébraux dont elle est une fonction, le reste de la psyché serait localisé quelque part ailleurs !

Mais où se situerait ce quelque part ailleurs? Dans L'Homme à la Découverte de son âme, il se réfère aux Primitifs qui soutiennent que la pensée a son siège dans le coeur ou dans le ventre, ce que certaines traditions, et en particulier, les Hindous appellent le Hara. Vaste question!

Jung détermine quatre fonctions inhérentes à la conscience : la sensation, la pensée, l'intuition et le sentiment. Voici ce qu'il dit de l'intuition :

L'intuition est une fonction que, normalement, on emploie peu pour autant que l'on vive une vie régulière, entre quatre murs, astreints à un travail routinier. Mais si on s'occupe de bourse ou si on se trouve dans l'Afrique Centrale, on emploie ces " hunches " ( I've got a hunch : j'ai une impression, une idée - locution employée dans le slang américain pour désigner l'intuition) tout comme autre chose. Vous ne pouvez pas, par exemple, calculer si à un détour de la brousse vous n'allez pas vous trouver face à face avec un tigre ou un rhinocéros, mais vous avez un " hunch" et cela vous sauvera peut-être la vie. Les gens qui vivent exposés aux conditions naturelles font un grand usage de l'intuition ; elle est employée aussi par tous ceux qui risquent quelque chose dans un domaine inconnu, qui sont des pionniers d'une manière ou d'une autre : les inventeurs, les juges etc... Dès que l'on se trouve en présence de conditions nouvelles, encore vierges de valeurs et de concepts établis, on dépend de cette faculté d'intuition.


électrons Toujours pour Jung, l'intuition, en tant que fonction irrrationnelle, n'est pas pour l'intellect, facile à cerner; il la définit comme une perception via inconscient, perception qui nous parvient à travers les couches subliminales de notre être ( Sub = au-dessous, limen = seuil ; subliminal : situé au-dessous du seuil de la conscience). Et je ne peux m'empêcher de vous citer encore ce passage qui, à lui seul, résume la merveilleuse nécessité de l'intuition :
L'intuition est une fonction très naturelle, parfaitement normale et nécessaire ; elle s'occupe de ce que nous ne pouvons ni sentir, ni penser, parce que cela manque de réalité, comme le passé qui n'en a plus et l'avenir qui n'en a pas autant que nous le pensons. Nous devons être très reconnaissants au ciel de posséder une fonction qui nous octroie certaines lumières sur ce qui est " par-delà les choses". Naturellement, les médecins, qui se trouvent souvent en présence de circonstances énigmatiques ont le plus grand besoin de l'intuition. Plus d'un bon diagnostic est l'oeuvre de cette mystérieuse fonction.

Bon nombre de lecteurs du début du XXe siècle ont dû se dire que Jung était un fou dangereux, bon à enfermer ! Et, pourtant ...

Dans L'homme et ses symboles, il écrit :

L'imagination et l'intuition sont indispensables à notre compréhension. Bien que, selon une opinion populaire, elles soient surtout précieuses pour les poètes et les artistes ( et que, dans les affaires raisonnables il ne faille pas s'y fier ), ces qualités sont en réalité tout aussi indispensables aux échelons supérieurs de la science. Elles y jouent un rôle d'une importance croissante qui complète celui de l'intelligence " rationnelle " et de son application à un problème particulier. Même la physique, la plus rigoureuse des sciences appliquées, dépend à un point étonnant de l'intuition, qui agit par l'inconscient ( bien qu'il soit possible, après coup, de reconstituer le processus logique qui eût conduit au même résultat que l'ntuition).

Il reconnaissait également que la perception intuitive peut se manifester de diverses manières : physiquement ( on " flaire " un danger sans qu'aucun indice apparaisse. Personnellement, j'ai l'impression d'entendre des sifflements ou d'avoir une électricité statique incroyable sur ma peau ! ) ; émotionnellement ( c'est l'attrait ou le rejet immédiat pour quelqu'un ) ; sur le plan mental ( on résoud brusquement un problème intellectuel ) ; quant au niveau spirituel, il est souvent associé à l'expérience mystique de l'ordre de la révélation.

Pour Jung, l'intuition provient d'une connection de la personne, de son conscient, avec les couches les plus profondes de son inconscient, mais surtout de l'inconscient collectif : les archétypes et les symboles. L'inconscient collectif est une véritable banque de données : il a accumulé toutes les expériences de l'univers et des êtres humains. Ainsi l'homme est en possession de bien des choses qu'il n'a jamais acquises par lui-même mais qu'il a héritées de ses ancêtres :

L'homme ne nait pas tabula rasa mais simplement inconscient. Il apporte en naissant des systèmes organisés spécifiquement humains et prêts à foncitonner, qu'il doit aux milliers d'années de l'évolution humaine ... à sa naissance, l'homme apporte le dessin fondamental de son être, non seulement de sa nature individuelle mais aussi de sa nature collective. Les systèmes hérités correspondent aux situations humaines qui prévalent depuis les temps les plus anciens, ce qui veut dire qu'il y a jeunesse et vieillesse, naissance et mort, il y a fils et filles, pères et mères, il y a accouplement etc... Seule la conscience individuelle vit ces divers facteurs pour la première fois. Pour le système corporel et pour l'inconscient, ce n'est pas nouveau.


neurones Les coïncidences signifiantes, le phénomène de synchronicité
Dans les années 1920, Jung est fasciné par le problème de la synchronicité, depuis le temps où étudiant les phénomènes de l'inconscient collectif, il rencontra sans cesse des connexions - séries ou termes groupés - qu'il ne parvient pas à expliquer par le simple hasard ! Il s'agit en effet de coïncidences dont l'apparition présentait un tel caractère de " sens " que dans leur cas, l'improbabilité d'un hasard ne pourrait s'exprimer que par un nombre d'une grandeur immense. Jung cite le cas suivant :
Dans un moment décisif de son traitement, une jeune patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d'or. Tandis qu'elle me racontait son rêve, j'étais assis le dos tournée à la fenêtre fermée. Soudain, j'entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement à la fenêtre. Me retournant, je vis qu'un insecte volant à l'extérieur heurtait la vitre. J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte au vol. Il offrait avec le scarabée d'or l'analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéïde de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, qui s'était apparemment sentie poussée, à l'encontre de ses habitudes normales, à pénétrer juste à cet instant dans une pièce obscure. Je suis bien obligé de dire qu'un tel cas ne s'était jamais présenté à moi auparavant ni ne s'est représenté par la suite ; de même que ce rêve qu'avait eu ma patiente est resté unique en son genre dans le champ de mon expérience.

Ces coïncidences, ils les nomment phénomènes de synchronicité. Jung se penchera d'ailleurs longuement sur l'oracle chinois du Yi-King dont la sagesse et la justesse des réponses représentaient le cas typique du phénomène de synchronicité. Jung voyait dans le Yi King un parfait outil de connaissance de soi, d'aide à l'anticipation, à la concrétisation de choses non manifestées ou de pensées non encore formulées.

Pour Jung, le vécu d'une synchronicité est une expérience du temps. Les événements correspondent à l'état subjectif d'une façon telle que le ou les sujets concernés sont touchés au niveau de leur rapport avec la réalité. La perception du déroulement du temps semble suspendue pour laisser la place à la perception d'une autre organisation, où des dynamismes encore inconnus s'articuleraient selon d'autres lois. L'effet de sens est dû à l'impression que tout ce qui fait la vie ne s'expliquerait pas seulement dans le cadre de la diachronie passé-présent-futur, mais appartiendrait plutôt à une autre problèmatique. Les circonstances concrètes et les phénomènes psychiques semblent être coordonnés en fonction d'un centre situé hors du psychisme individuel.

Jung avance l'hypothèse d'un continuum psycho-physique :

La psyché que l'on a tendance à prendre comme un fait subjectif s'étend en dehors de nous, hors du temps, hors de l'espace... Plus les couches sont profondes et obscures, plus elles perdent de leur originalité individuelle. Plus elles sont profondes, c'est-à-dire plus elles se rapprochent des systèmes fonctionnels autonomes, plus elles deviennent collectives et finissent par s'universaliser et par s'éteindre dans la matérialité du corps, c'est-à-dire dans les corps chimiques. Le carbone du corps humain est simplement carbone ; au plus profond d'elle-même, la psyché n'est plus qu'univers.


Rupert Sheldrake RUPERT SHELDRAKE ou la mémoire de l'univers
Spécialiste de la biochimie et de la biologie cellulaire, Rupert Sheldrake soutient une thèse qui, à sa manière, rejoint tout à fait la pensée de Jung. Pour Sheldrake, la mémoire est inhérente à la nature. Les systèmes naturels, tels que des colonies de termites, des pigeons, des orchidées, des molécules d'insuline héritent d'une mémoire collective renfermant tous les phénomènes concernant leur espèce, aussi distants soient-ils dans l'espace et dans le temps :

Au fil de sa croissance, une hirondelle vole, se nourrit, lisse ses plumes, migre, se reproduit et nidifie comme l'ont fait toutes les hirondelles avant elle. Elle hérite de l'instinct de son espèce via d'invisibles influences agissant à distance; celles-ci ont pour effet de rendre, en quelque sorte, le comportement d'hirondelles passées, présent en elle. Elle est formée par la mémoire collective de son espèce, qu'elle contribue à son tour à former...

Tous les humains puisent également dans une mémoire collective, qu'à leur tour, ils contribuent à façonner... Quand des mésanges bleues apprennent un comportement nouveau - voler du lait en arrachant la capsule de la bouteille, par exemple - toutes les mésanges bleues, où qu'elles soient, même hors de portée des moyens de communication normaux, devraient révéler une tendance croissante à apprendre le même comportement. Lorsqu'une activité nouvelle devient à la mode parmi les hommes, le surf, par exemple, son apprentissage devrait être de plus en plus aisé au fil de temps, pour la simple raison qu'un nombre toujours plus important d'individus s'y adonnent... Ainsi nos habitudes personnelles peuvent-elles dépendre d'influences cumulatives de notre comportement passé, avec lesquelles nous entrons en " résonance ".

Ainsi le passé peut devenir présent de manière directe ! Il nous suffit de rentrer en résonance, de nous brancher sur cette mémoire collective- l'inconscient collectif de Jung - pour que se mettent en marche certains phénomènes irrationnels comme l'intuition.

Sheldrake avance l'hypothèse de la causalité formative. Celle-ci suggère que la nature des choses dépend de champs, des champs morphiques. Chaque type de système naturel possède son propre type de champ ; il y a un champ pour l'insuline, un champ pour le hêtre, un champ pour l'hirondelle etc... Ces champs façonnent les différents types d'atomes, de molécules, de cristaux, d'organismes vivants, de sociétés, de coutumes et de modes de pensée.

Les champs morphiques, comme les champs connus de la physique, sont des régions d'influence non matérielles s'étendant dans l'espace et se prolongeant dans le temps. Quand un système organisé particulier cesse d'exister - lorsqu'un atome est désintégré, lorsqu'un flocon de neige fond, ou qu'un animal meurt - son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais, dans un autre sens, les champs morphiques ne disparaissent pas : ce sont des schèmes d'influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d'autres temps, en d'autres lieux, partout où et à chaque fois, que les conditions physiques seront appropriées. Quand c'est le cas, ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures.

Les travaux de Rupert Sheldrake ouvrent, après ceux de Jung, la voie royale des phénomènes intuitifs : ils éclairent le processus de transmission de l'information entre soi et soi, entre soi et les autres hommes ou entre soi et la nature, sans limite d'espace ni de temps. Par résonance morphique, chacun est capable de se mettre en harmonie avec l'objet de connaissance, consciemment ou inconsciemment, et de communiquer avec le champ d'informations correspondant.

Rupert Sheldrake dans L'Ame de la Nature donne l'exemple des lieux sacrés ! Qui n'a pas une fois dans sa vie ressenti d'étranges perceptions; le sentiment de déjà vu, déjà vécu, dans une église, un temple, ou même à l'étranger dans des lieux particulièrement chargés de mémoire collective sacrée ?

J'ai, pour ma part, en Egypte eu la certitude de rentrer en parfaite résonance avec des lieux comme Louxor, Karnak, la vallée des rois et des reines. A l'époque - et le terme ne me semble pas impropre aujourd'hui - je disais que je rentrai en correspondance avec ces lieux, ou plutôt avec l'esprit des lieux.

L'événement passé peut, en un sens, redevenir présent et donc agir comme une sorte de porte d'accès à des domaines d'expérience transcendant les limites ordinaires de l'espace et du temps. Je crois qu'il est important de reconnaître la réalité de ces expériences, de même qu'il est tout aussi essentiel de reconnaître l'authenticité de certaines expériences directes de la nature dans le désert, à la campagne, en forêt, en montagne, en mer, partout où il nous est arrivé de nous sentir avec le monde vivant. Mais, une fois retourné à notre existence quotidienne, nous avons souvent tendance à minimiser, voire à nier, ces expériences. Comme le dit si bien Sheldrake :

Nos expériences directes, intuitives de la nature sont plus réelles que des théories, qui ne suivent jamais que des modes du moment.


matière spirituelle L'Esprit sous-tend la Matière !
C'est une idée qui traverse les siècles et semble habiter l'âme de tous les hommes à toutes les époques, depuis Thalès qui, au IVe siècle, déclarait que toutes les choses sont emplies de dieux, à Anaxagore qui prétendait que les grains de matière se meuvent grâce à une psyché. Plus près de nous, Leibniz : tout fragment de matière est une colonie d'âmes... Teilhard de Chardin , pour qui l'univers matériel baigne dans un tissu psychique, et pour qui, une psyché est associée aux particules élémentaires de la matière. Citons encore le physicien français Costa de Beauregard ( Le Second Principe de la Science du Temps, éditions Albin Michel ) :

L'univers matériel étudié par la physique n'est pas tout l'univers, mais qu'il masque, démontre, et laisse entrevoir l'existence d'un autre univers bien plus primordial, de nature phychique, dont il serait une doublure passive et partielle...


Jean Charon JEAN E. CHARON et les électrons
Nous ne pouvons nous approcher nous-mêmes qu'en pensant à ce qui nous constitue. Nos cellules ? Nos chromosomes ? Nos atomes ? Non. Pour Jean Charon, Il faut encore aller plus loin et envisager l'échelle d'un autre monde, le monde invisible - quasi inconcevable pour certains - qui structure l'atome. La raison dernière de nos corps , et bien sûr de l'univers, est de l'électricité en mouvement, les électrons , énergie concentrée, presque coagulée :

Ce que mes travaux paraissent avoir démontré, c'est qu'il faut aller encore plus loin que les chromosomes sur le plan de l'élémentaire, et aller en fait jusqu'aux particules dites précisément " élémentaires", telles que les étudie la Physique. C'est chacune de ces particules physiques composant les chromosomes qui contiendrait la totalité de l'information qu'on associe habituellement à l'ensemble du jeu chromosomique, chez un individu donné ...

Ainsi, chacun de nos électrons posséderait une histoire et une mémoire remontant à des siècles, voire tout le passé de l'univers ou toute sa mémoire. Jean Charon démontre que les électrons de notre corps enferment un espace et un temps de l'Esprit :

J'ai toujours été au cours de mes recherches sur cette matière nommée " inerte" comme à l'affût des premières traces des phénomènes psychiques, c'est-à-dire guettant l'Esprit dissimulé sous la matière... Pour ce physicien- métaphysicien, CHACUN de nos électrons contiendrait donc une histoire mémorisée, remontant le passé ... Un échange d'informations entre électrons peut avoir lieu, quelle que soit la distance. Il s'agit alors d'un échange spirituel ! Et Charon insiste : ce qui nous constitue vraiment c'est l'Esprit ; et celui-ci est tout entier contenu dans CHACUN des milliards d'électrons entrant dans notre corps. Rappelons que le nombre des électrons d'un corps humain est de quelque 4 suivi de 28 zéros ! Signalons également que la durée de vie d'un électron est quasi éternelle ( quelque 1 milliard de milliards d'années ! ) Ainsi, on peut dire que certains de nos électrons ont l'âge de l'univers... !

Charon donne un exemple volontairement " caricatural " :

Respirons-nous, encore actuellement, à chacune de nos inspirations , et quelle que soit notre place sur la planète, quelques-uns des électrons qui entraient dans les molécules de l'air composant le dernier soupir de Jules César ? ... Si on suppose, comme cela est scientifiquement acceptable, que ce dernier litre d'air de César mourant a été uniformément dilué dans l'air de notre planète, au cours du temps, et cela sur une hauteur d'atmosphère de l'ordre de cent kilomètres au-dessus du sol, alors un calcul fort simple montre que la réponse est : oui, nous respirons actuellement quelques dizaines de ces électrons césarient à chacune de nos inspirations.

Quel souffle et quelle dimension cette hypothèse donnerait à l'être humain ! Pensez que tous les électrons de l'humanité entière disparue sont dispersés autour de la terre, qu'ils sont tous porteurs d'une histoire et que chaque être humain aspire ainsi des électrons de nombreux êtres humains disparus, chacun de ces électrons étant informé de l'esprit de ces disparus !

Au travers de leur réflexion, Jung, Sheldrake, Charon et beaucoup d'autres nous montrent un univers vivant, palpitant de milliards de cellules, d'atomes, de champs vivants, d'organismes immortels, ayant tout simplement changé de formes, mais toujours présents et aptes à résonner pour qui le désire !

Claude DARCHE

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© Claude Darche 2008

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